Le Grand Paris de la culture détail
Le grand Paris de la culture
La réflexion sur le Grand Paris vise à réhabiliter la ville et l’agglomération en y rendant la vie plus libre et mieux partagée entre les habitants.
Des axes culturels qui parcourent l’ensemble de la métropole
Paris attire et accueille parce que son territoire est à la fois dense et lisible et qu’il s’inscrit au cœur de l’histoire et des arts. Ses qualités résident dans son accessibilité exemplaire, sa capacité à rassembler, à faire de quartiers divers un ensemble uni et homogène, rythmé par de puissants témoignages historiques et architecturaux. Mais au delà du clivage du boulevard périphérique, la construction des villes devient plus anarchique, la qualité architecturale baisse et la densité de monuments importants diminue malgré quelques exceptions remarquables.
L’avenir culturel multipolaire du Grand Paris pourrait s’inscrire dans la capacité à relier, à étirer en quelque sorte les grands éléments culturels symboliques actuellement détenus par la ville centre. Les axes thématiques percent la barrière du boulevard périphérique et incluent les grands monuments parisiens à des thématiques plus larges : l'antiquité, des arènes de Lutèce au théâtre de Meaux; les Capétiens, de la Saint Chapelle à l'abbaye de Maubuisson en passant par le Louvre et Versailles; la Renaissance, du palais du Luxembourg au château d'Ecouen…
Mais l’axe principal est celui de la Seine. En amont et en aval de Paris le lit du fleuve doit dérouler le long de ses berges, une véritable vallée de la culture. Celle-ci est déjà riche, à l’intérieur de la capitale de nombreux grands monuments qui bordent. Dans son discours du 29 avril 2009 à la Cité de l'architecture et du patrimoine, le Président de la République a annoncé : « (l'espace métropolitain)verra la vallée de la Seine se muer en vallée de la culture. Au centre, la grande Bibliothèque, le grand Louvre, Orsay, le musée des Arts Premiers, le Grand Palais rénové, la cité de l'architecture et une nouvelle institution autonome, emblématique, dédiée à l'art contemporain installée au Palais de Tokyo. A l'Ouest, dans les bois de Boulogne, la Fondation Louis Vuitton pour la Création et l'Ile Seguin, dédiée à tous les arts, dont la forme urbaine sera elle même un monument. A l'est, dans le pôle Image et Médias autour de l'INA, de l'Ecole des Gobelins à Noisy-le-Grand, des universités de Marne-la-Vallée et Créteil"..
Des pôles culturels qui donnent un rayonnement plus fort aux institutions..
Une logique de pôle culturel accompagne le déploiement de ces axes Le Conseil de la Création artistique de Marin Karmitz propose, parmi ses projets, la création de deux pôles:
Une "Colline des musées" autour de Chaillot et de la Tour Eiffel. En reliant entre elles toutes les institutions présentes (Palais de Tokyo, Musée d'art Moderne de la ville de Paris, Musée Guimet, Théâtre de Chaillot, Théâtre des Champs-Élysées) ou les marchands d'art alentour comme Christies, Sotheby's, ou Artcurial afin que Paris "redevienne la capitale mondiale de l'art".
La mise en œuvre du projet Paris Périphérie : de la Villette à Aubervilliers. En partenariat avec Plaine Commune, lier le développement économique et social à la dimension artistique : relier les équipements culturels entre eux, mettre en place des structures nomades, etc...
Un cadre urbain embelli et une qualité architecturale forte.
Les projets présentés par les dix équipes d’architectes qui ont remis leurs études le 17 mars 2009, sont autant de contributions originales et spécifiques mais quelques grands points de convergence se dégagent, parmi lesquelles :
- Réaliser une métropole multipolaire avec des pôles structurants ayant les capacités économiques et sociales et la dimension nécessaires pour s’autonomiser par rapport à la centralité historique
- Rompre avec le développement concentrique qui a historiquement constitué Paris et sa banlieue
- Prendre en compte l’importance du tracé de nouvelles infrastructures de transport en commun
- Mettre en valeur les « trames vertes » et les « trames bleues » qui sont la richesse de notre capital écologique
L’urbanisme doit dessiner un territoire métropolitain cohérent et agréable et l’architecture doit avoir aussi pour objectif d’embellir la ville. C’est ce que le Président de la République avait expliqué lorsqu’il annonçait que « La beauté d’une ville est une part indicible mais bien réelle du bonheur de ceux qui l’habitent. Sans doute le Beau est-il subjectif, ce n’est pas une raison pour ne pas rechercher la Beauté dans ce que nous construisons, dans ce que nous accomplissons. On peut construire haut, on peut construire bas, on peut construire petit ou construire grand pourvu que ce soit beau. Pourquoi s’interdire de bâtir des tours si elles sont belles, si elles s’inscrivent harmonieusement dans le paysage urbain ? Pourquoi s’interdire à priori une forme d’expression artistique, une forme architecturale ? La seule chose condamnable c’est
la laideur. »
L'adaptation des institutions aux nouvelles pratiques.
Les institutions du XXème siècle répondaient à des pratiques réparties en disciplines clairement identifiées : peinture, théâtre, musique, cinéma, etc. Ces pratiques aujourd'hui éclatent, se mélangent et s'interpénètrent. Contenus et contenants tout d'abord. La communication est liée dorénavant avec la culture.
La notion de support se brouille. Une télévision sert de téléphone, un ordinateur remplace une télévision, le téléphone relaie l'ordinateur. De la même manière, les différentes disciplines artistiques, autrefois clairement codifiées éclatent : théâtre, danse, musique, arts plastiques, techniques numériques s'interpénètrent chaque jour davantage. S'y ajoutent par ailleurs des disciplines nouvelles, comme les arts de la rue, les jeux vidéo, les œuvres par nature éphémère liées aux réseaux sociaux comme les flash mob.
Alors que le décret fondateur du ministère de la culture lui donnait pour mission "de rendre accessible les œuvres capitales de l'humanité et d'abord de la France, au plus grand nombre de français" et imposait, pour ce faire, la construction de bibliothèques et de musées pour avoir l'accès aux œuvres originales l'apparition du numérique et la duplication du contenu culturel qu'il permet modifie totalement la problématique comme en témoigne la question de la numérisation des collections de la bibliothèque, par exemple, et ses conséquences sur la pérennité des bibliothèques et médiathèques.
Ces évolutions nous interpellent : peut-on rapprocher les lieux de culture des lieux de brassage et de grande fréquentation ? Doit-on essentiellement penser des lieux par nature transdisciplinaire ?
Le Grand Paris sera aussi celui de la culture
A l'évidence, l'offre culturelle constitue désormais, un élément essentiel de tout projet de développement économique : sur quels critères se baseront, dans quelques décennies les citoyens européens pour s'installer ? Sur quelles bases choisiront-ils entre le grand Londres, le grand Berlin, le grand Paris ?
Au même titre que, l'offre en matière d'emploi, la facilité des transports en commun ou la qualité de l'éducation, l'offre culturelle est un élément essentiel de l’attractivité d’une « ville-monde ».
Le Grand Paris est l'occasion de définir les orientations culturelles des années à venir.
Pour le Président de la République "ce vaste espace métropolitain a besoin d'une nouvelle géographie culturelle, d'une nouvelle géographie de pouvoir, il a aussi besoin de repères, de monuments, de lieux symboliques et familiers à travers lesquels chaque territoire participe à l'identité commune. Le recensement de tous ces lieux magiques qui, de Montmartre à Versailles, des bords de la Marne à la Vallée aux Loups, du Mont Valérien au port de Gennevilliers, donne à la métropole une identité et une consistance particulières, dessine ce que l'une des équipes a joliment appelé le passage "de la ville du besoin à la ville du désir". Ce désir sans lequel il ne peut y avoir ce sentiment d'attachement, ce sentiment d'appartenance qui fait que le citoyen se sent bien dans sa cité, qui fait qu'il aime et qu'il est heureux d'y vivre, d'y élever ses enfants."
Les questions qui se posent sur ce thème :
- Quelle est l’importance de la culture dans le rayonnement du Grand Paris ? A quoi tient-elle principalement ?
- La proximité de services et d'équipements culturels est-elle un critère important dans le choix de votre lieu d'habitation?
- L'offre culturelle des prochaines années doit-elle s'appuyer sur les tracés d'infrastructures (transports en commun, pôles économiques) liés au projet du Grand Paris ?
- Pensez-vous que les lieux de passage tels que les gares, rues, lieux commerciaux… doivent être aussi des lieux de culture ?
- En tant qu’acteur de la production culturelle qu’attendez-vous des projets du Grand Paris en termes de soutien à la création ?
- Quels projets seraient, selon vous, susceptibles de conforter la place du Grand Paris comme capitale culturelle mondiale ?
- Comment le Grand Paris peut-il continuer à valoriser ses lieux historiques sans risquer de devenir une ville musée figée ?
Espace Presse
Discours du 08 12 2011
Discours de Maurice Leroy
Agenda
Signature de l'accord cadre
Le 16 janvier 2012 à 11 heures sera signé l'accord cadre relatif au contrat de développement territorial du territoire de la création Plaine commune-Saint Ouen à la cité européenne du cinéma à Saint Denis.
Réunion du Jury du label Grand Paris
Première réunion du jury du label Grand Paris au Ministère de la ville, 35 rue Saint-Dominique par Maurice Leroy : le 19 janvier 2012.
Signature de la déclaration commune pour l'attractivité internationale du Grand Paris
Le 26 janvier 2012 : Signature de la déclaration commune pour l'attractivité internationale du Grand Paris par l'ensemble des acteurs opérationnels et en présence de Maurice Leroy


